 Compte rendu de la commission paritaire salaire du 15 février 2012 |  | Patrick BAURET, Secrétaire fédéral,
Il faut reconnaître qu'UNIPAS. avec son sens des responsabilités et son respect de la négociation du pouvoir d'achat des salariés de notre branche. a fait des gros « efforts » cette année. En premier lieu, il propose entre 1,2% pour les catégories OETAM et 1,5% pour les RAG cadre. Bien sûr, la FILPAC redit ses revendications, à savoir une hausse des minima du montant de l'indice FILPAC à savoir 4% pour tous les minima ainsi que la revalorisation et l'harmonisation des points « 100 » ancienneté et prime de nuit. Après plusieurs interruptions de séance, les patrons reviennent avec une proposition entre 1,5% au 1er mars pour les OETAM et 2% pour la RAG annuelle cadre (donc à compter du 1er janvier). Ils proposent aussi une revalorisation de 1,5% du panier de nuit. Ils se disent inquiets en cette période d'élections importantes en France, cela les gêne pour évaluer l'avenir. En fin de matinée, après bien des débats, les patrons proposent d'envoyer un texte à la signature aux OS. La FILPAC a redit son opposition sur une proposition qui ne garantit même pas le pouvoir d'achat en ne tenant même pas compte de l'indice Insee (2,5%). L'après-midi fut consacrée à « l'étude » de projet sur les points suivants : Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes (texte déjà travaillé en groupe de travail qui est sur le point de finalisation). Mise à jour de l'accord forfait jour de temps de travail de 2010 (signé par 2 OS) : il ne représente malheureusement pas un point qui pourrait permettre une avancée importante en termes de temps de travail des cadres soumis au forfait jour. Indemnité de rupture, de départ et de mise en retraite, là on frôle la « rigolade » : baisse des indemnités de licenciement en sortant de la C/C, majorations de 25 et 15% suivant l'âge du licenciement, possibilité de mise en retraite à 70 ans et, bien sûr, aucune avancée sur la mise en place d'une indemnité identique pour les OETAM et les cadres. Congés mère de famille : là contrairement, les patrons sont pour rendre égalitaires les éléments de congés maternité (il faut dire que cela ne coûtera rien aux entreprises, ce qui est bien plus facile !) et qui dit égalitaire, dit aussi suppression des jours de congés mère de famille pour les OETAM. Là on frôle « l'obscénité ». Voila donc une journée bien remplie qui n'a rien apporté de concret aux salariés. Sauf reconnaître que les entreprises et leurs représentants sont bien dans la même politique que le Medef. On peut se poser la question, les patrons veulent-ils un avenir au paritarisme ? Si on ne peut même plus garantir les salaires minimas dans notre profession eu égard aux indices INSEE ! Faire payer aux salariés la crise qu'ils ont eux même fomentée et sur laquelle ils « surfent » pour alimenter la peur du lendemain et les licenciements à la chaine. |
|   7 JoursLes mesures prises ou en passe de l'être montrent l'obstination de Sarkozy dans l'échec libéral. Il ne propose pas de s'attaquer aux causes du chômage, mais d'utiliser la masse des chômeurs pour leur faire abandonner toute exigence, et les rendre malléables à toute exigence patronale. C'est ce qui explique le thème unique de la « formation ». Un salarié a basculé dans le chômeur, y demeure longtemps, selon Sarkozy et le Medef, pour une seule raison : il n'est pas formé. La piste avancée est de mettre au service des entreprises des chômeurs domestiqués, susceptibles d'accepter n'importe quel boulot. C'est le « modèle » du travail pauvre allemand qui se dessine. Cette sombre perspective sert également à traiter par le mépris social les jeunes. 2. Après le 18 janvier, la mobilisation est plus que jamais nécessaire. Parce qu'à la fin du mois, Sarkozy, comme évoqué dans le 7 Jours précédent, va dévoiler les vraies mesures. Pour autant, le sommet-promenade électorale du 18 janvier débouche sur une hésitation – feinte ou calculée – de Sarkozy. Avant l'annonce de sa candidature à la fin du mois, instaurera-t-il une TVA sociale pour alléger les profits patronaux et renflouer le ministère des Finances ? Mettra-t-il en place un marché de dupes énorme, la baisse des salaires contre le maintien éventuel de l'emploi ? Tout n'est que calcul électoral pour le président. Osera-t-il créer une banque pour financer les patrons de l'UIMM, suppléant ainsi la défection des banques qui ne prêtent plus ? Le début de mobilisation, le ton employé par les leaders syndicaux à l'Elysée ? L'approche de l'échéance électorale ? Un mélange de tout ça, sans doute, et vous obtenez : soit un Sarkozy jouant le bon père de la Nation (un peu dans le registre Le Pen qui fait semblant de n'être pas fasciste), pour mieux en remettre une couche à la fin du mois. Soit un Sarkozy descendant du monument où il s'était lui-même placé, qui s'aperçoit qu'à cent jours des urnes du 1er tour, vaut mieux pas en rajouter. Rien n'est joué. Celles et ceux qui se sont mobilisés aujourd‘hui 18 janvier avaient raison. Ils ont pesé dans la situation sociale. Le seul atout, en effet, de Sarkozy, c'est la résignation. Raison de plus pour continuer à agir avant la fin du mois. Que Sarkozy hésite ou non, de toute façon, pour la TVA sociale et l'écrasement des salaires, c'est non ! |
|  LE 18 JANVIER 2012, L'INTERVENTION DES SALARIES EST INDISPENSABLE | Le 18 janvier va se tenir le « sommet social ». Dans la suite des plans d'austérité supportés à 80 % par les salariés, c'est toujours le modèle social qui est la cible du gouvernement :
- TVA anti-sociale ;
- baisse des salaires ;
- flexibilité ;
- moins de services publics ;
- moins de protection sociale ;
- explosion du chômage.
La CGT, la FSU, Solidaires réaffirment que les salariés n'ont pas à payer une crise dont ils ne sont en rien responsables alors que dans le même temps, les bénéfices des entreprises du CAC 40 ainsi que les dividendes versés aux actionnaires sont en hausse.
La CGT, la FSU, Solidaires appellent les salariés à se rassembler à 12h00 Quimper (Préfecture), Brest (sous-préfecture), Morlaix (devant la mairie), Quimperlé ( devant la maison des syndicats).
Ce n'est pas aux salariés de payer la dégradation de la note AAA en AA+. Il n'y a pas de fatalité. Pour la CGT, la relance économique ne sera possible que par l'augmentation des salaires et des emplois stables dans le privé et le public. La CGT prend ses responsabilités comme partout en Europe où les syndicats organisent la mobilisation des salariés pour construire une Europe sociale et solidaire, à l'opposé des compromis des chefs d'État à Bruxelles qui favorisent les replis nationalistes, la division et l'exclusion. |
|  La CGT propose une mobilisation interprofessionnelle | Sommet sur l'emploi le 18 janvier 2012 Le Président de la République convoque le 18 janvier un sommet social sur l'emploi. Sans doute conscient des effets très négatifs des chiffres du chômage et de la précarité sur le comportement des électeurs, Nicolas Sarkozy redécouvre subitement les vertus du « dialogue social ».
Quelques semaines après avoir conclu avec Angela Merkel un accord européen accentuant l'austérité et la régression sociale pour tous les salariés en Europe, il est fort probable qu'une nouvelle offensive contre les droits sociaux soit à l'ordre du jour. Les organisations patronales s'organisent en conséquence. Loin de tirer les vrais enseignements sur les origines de la crise, elles ambitionnent d'en tirer parti pour obtenir la remise en cause des principes fondamentaux du droit social. Ainsi gouvernement et patronat s'entendent pour viser : les bases du financement de la Sécurité sociale ; davantage de flexibilité dans les horaires de travail ; des mesures fiscales et financières pour alléger le « coût du travail » (suppression des prestations familiales, du versement transport à la charge des entreprises et exonérations des cotisations sur salaires jusqu'à 3 fois le Smic) ; une hausse de la CSG, de la TVA ; assouplissement de certaines règles en matière d'hygiène et de sécurité ; la baisse des salaires, en proposant des accords « maintien d'emploi si baisse de salaire ».
Pour la CGT ce serait donnant/perdant pour les salariés.
La CGT considère indispensable de poursuivre l'information et la mobilisation des salariés pour la satisfaction de leurs revendications, notamment sur les salaires et l'emploi.
Elle appelle l'ensemble des organisations de la CGT, ses militants, à prendre des initiatives et des dispositions pour faire du 18 janvier prochain, jour du sommet à l'Elysée, une journée de mobilisation interprofessionnelle. mercredi, 21 décembre 2011 / Frédéric Dayan | | Face au chantage sur les droits sociaux, la CGT réaffirme ses dix exigences pour une autre répartition des richesses créées | : | | | | | | | 1 | : | Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux, faire respecter l'égalité salariale femmes/hommes. | | 2. | : | Contrôler les aides publiques aux entreprises. | | 3. | : | Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements. | | 4. | : | Supprimer des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires. | | 5. | : | Stopper les suppressions d'emplois. | | 6. | : | Développer les politiques publiques et les moyens des services publics. | | 7. | : | Réformer la fiscalité en profondeur. | | 8. | : | Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits. | | 9. | : | Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux. | | 10. | : | Mettre en place un fond européen de solidarité sociale et de développement économique. | | | | |
|
|   Crise, chômage, pouvoir d'achat Sarkozy avoue son impuissance A Toulon, le 1er décembre, devant une UMP du sud toujours plus proche du Front national, Sarkozy est venu dire, laborieusement, à quel point il ne pèse de rien, à quel point il est insignifiant. Il a surjoué le candidat pour faire oublié qu'il est président en exercice et que son bilan est désastreux.
Fort avec les faibles et faible avec les forts, voilà ce qu'il reste du Sarkozy en fin de règne. Il cogne sur les immigrés, même en situation régulière, sur les gamins délinquants, les Roms et les chômeurs assimilés à des fraudeurs. C'est dans ses cordes, ça. Pour le reste, il pratique la génuflexion devant les marchés et le capital, allemand, chinois et nord-américain.
Il persiste dans la voie du désastre social. Il se réjouit d'avoir ébréché le système des retraites : « La réforme que nous avons mise en œuvre qui garantit le financement des retraites des Français pour l'avenir était une décision socialement juste. »… Il s'en prend à l'ensemble du système social : « La réforme du financement de notre modèle social est devenue urgente. » … «Nous ne pouvons pas garder la même organisation de notre protection sociale que celle de l'après-guerre.. » Par réforme, on sait qu'il veut dire « détruire ». Et on connaît son obsession à passer au Kärcher toutes les avancées sociales de la Libération. Même s'il convient de l'évidence : « le modèle social français s'est révélé efficace pour amortir le choc. » Le Sarkozy tardif en déduit que, justement, il faut casser cet amortisseur.
Le chômage ? Un Grenelle de l'environnement social, après Noël, pour le décor. Les syndicats, rebaptisés « partenaires sociaux » pour la circonstance, savent à quel point ils sont méprisés à la Comareg, Hebdo Print, M Real, France Soir ou les Journaux du Midi...
La crise ? Il en est le jouet, ballotté entre les marchés financiers et le capital allemand. Donc : « Le passage d'un grand cycle d'endettement à un grand cycle de désendettement va s'accompagner d'un ajustement… » C'est clair, non ? Non, évidemment. Traduit en langage normal, il indique une austérité renforcée, longue et durable. Montrer aux marchés « notre » capacité à rembourser nos dettes. Réduire les dépenses publiques et les budgets sociaux. Baisser le coût du travail par l'exonération accordée aux patrons de toute cotisations sociales. Exonérer d'impôts les patrons et les riches des taxes. Laisser faire les banquiers. Surtout ne mettre aucune entrave aux méfaits de ces spéculateurs.
Introduire au cœur de la République l'austérité : le retour de la règle d'or. Démuni, Sarkozy attend aide et soutien de la droite allemande. La seule proposition est une vieille lune : passer par-dessus la loi fondamentale de la République par un nouveau traité européen qui impose une austérité continentale comme mouvement perpétuel. Devant cet assaut d'impuissance et ces promesses d'austérité perpétuelle, faisons entendre la voix des salariés de nos filières professionnelles. Le 13 décembre, avec la CGT et les autres confédérations, agissons, manifestons ! Pour un plan d'urgence sociale !
1. Pour un audit public et citoyen des dettes publiques : déterminer leur origine et connaître l'identité des principaux détenteurs de titres de la dette et les montants détenus. (Appel pour un audit citoyen de la dette publique - signer l'appel : http://www.audit-citoyen.org/)
2. Pour éviter que le rétablissement des finances publiques ne provoque un désastre social et politique : Maintenir le niveau des protections sociales, voire les améliorer (assurance-chômage, logement…) ; Accroître l'effort budgétaire en matière d'éducation, de recherche, d'investissements dans la reconversion écologique... pour mettre en place les conditions d'une croissance soutenable, permettant une forte baisse du chômage.
3. Pour remédier aux effets négatifs des marchés financiers sur l'activité économique : Renforcer significativement les contre-pouvoirs dans les entreprises pour obliger les directions à prendre en compte les intérêts de l'ensemble des parties prenantes : Accroître fortement l'imposition des très hauts revenus pour décourager la course aux rendements insoutenables ; Réduire la dépendance des entreprises vis-à-vis des marchés financiers, en développant une politique publique du crédit (taux préférentiels pour les activités prioritaires au plan social et environnemental).
4. Pour réduire l'emprise des marchés sur le financement des États : Les agences de notation financière ne doivent pas être autorisées à peser arbitrairement sur les taux d'intérêt des marchés obligataires en dégradant la note d'un État : on devrait réglementer leur activité en exigeant que cette note résulte d'un calcul économique transparent ; Affranchir les États de la menace des marchés financiers en garantissant le rachat des titres publiques par la BCE.
5. Pour redresser de façon équitable les finances publiques en Europe et en France : Redonner un caractère fortement redistributif à la fiscalité directe sur les revenus (suppression des niches, création de nouvelles tranches et augmentation des taux de l'impôt sur le revenu…) ; Supprimer les exonérations consenties aux entreprises sans effets suffisants sur l'emploi.
6. Pour réduire l'inefficience et l'instabilité des marchés financiers : Cloisonner strictement les marchés financiers et les activités des acteurs financiers, interdire aux banques de spéculer pour leur compte propre, pour éviter la propagation des bulles et des krachs ; Réduire la liquidité et la spéculation déstabilisatrice par des contrôles sur les mouvements de capitaux et des taxes sur les transactions financières ; Limiter les transactions financières à celles répondant aux besoins de l'économie réelle ; Plafonner la rémunération des traders.
7. Pour remédier au problème de la dette publique : Autoriser la Banque centrale européenne à financer directement les États (ou à imposer aux banques commerciales de souscrire à l'émission d'obligations publiques) à bas taux d'intérêt, desserrant ainsi le carcan dans lequel les marchés financiers les étreignent ; Si nécessaire, restructurer la dette publique, par exemple en plafonnant le service de la dette publique à un certain % du Produit Intérieur Brut, et en opérant une discrimination entre les créanciers selon le volume des titres qu'ils détiennent : les très gros rentiers (particuliers ou institutions) doivent consentir un allongement sensible du profil de la dette, voire des annulations partielles ou totales. Renégocier les taux d'intérêt exorbitants des titres émis par les pays en difficulté depuis la crise.
|
|   Punir le peuple pour caresser les banques et leurs agences de notation - Construisons le front du refus |
| Le plan Fillon du 7 novembre ? Mensonge et injustice.
Une charge violente contre le peuple : augmentation du temps passé au travail pour les générations nées entre 1952 et 1956 par l'avancement à 2017 du départ à la retraite à 62 ans. C'est la mesure phare, qui « rapporterait » 4,4 milliards d'euros. augmentation générale des prix des produits affectés par une TVA de 5,5 % qui passe à 7%. plafonnement à 1% des prestations sociales, indexées sur le PIB et non plus sur la hausse des prix (sauf, assurent Fillon Sarkozy, les pensions retraite, le RSA, le minimum vieillesse, l'ASS – à vérifier). Attaques maintenues contre les prestations sociales santé. Le reste ? De la poudre aux yeux pour (mal) masquer la protection des banques, des grands patrons de l'industrie et des riches. mesures contre la crise ? rien. chômage ? rien, que les licenciements continuent… jeunesse ? rien. taxation des capitaux spéculatifs ? rien banquiers pleins aux as ? rien Le roi Sarkozy et ses ministres renoncent à leur augmentation de salaire. Les grandes entreprises doivent quelques noisettes de plus au fisc. Le 5 novembre, Fillon claironnait : « Il n'est pas utile de s'en prendre aux agences de notation, aux banquiers, aux spéculateurs ou à je ne sais quel bouc émissaire… »
Se serrer la ceinture parce que la croissance recule ? Mensonge !
Le gouvernement veut socialiser les pertes des banquiers et des grands industriels afin de garantir leurs profits.
La preuve par Dexia. La banque franco-belge du crédit aux collectivités territoriales, ivre de spéculation, est en septembre en quasi-faillite. Il a fallu un petit quart d'heure à Sarkozy-Fillon pour trouver 10 milliards de renflouement immédiat. 10 milliards, soit le montant du plan d'austérité actuel. Les autres banques, comme la BNP, ont bénéficié de ce genre d'opérations, et après avoir restauré leurs profits et distribuer des dividendes, elles s'apprêtent à licencier.
La preuve par la taxation allemande de l'évasion des capitaux vers la Suisse. Fanatique du capital allemand quand ça l'arrange, Sarkozy oublie une mesure phare prise en août 2011 par le gouvernement Merkel : il a conclu avec la Suisse un accord qui va lui permettre de recevoir 20 milliards d'euros en dédommagement de l'évasion fiscale. Les contribuables allemands peuvent placer librement leurs capitaux en Suisse, à condition de verser une taxe de 26,375 % à l'Etat fédéral ! Mais Sarkozy ne veut pas d'un tel accord.
L'austérité parce que la France serait au bord de la faillite ? Mensonge !
La propagande officielle dit : « Nous vivons au dessus de nos moyens, donc il faut accepter les sacrifices tout de suite pour ne pas laisser d'ardoise à nos enfants. » La réalité, c'est que les baisses d'impôts accordées aux riches par leur président ont ruiné les recettes de l'Etat. Deux rapports l'indiquent : celui du 20 mai 2010 concernant les 10 dernières années, présenté par Jean-Philippe Cotis (directeur de l'INSEE) et Paul Champsaur ; celui du 6 juillet 2010, rédigé par le rapporteur général UMP de l'Assemblée nationale, Gilles Carrez. Les mêmes conclusions : Si les exonérations de prélèvements obligatoires n'avaient bénéficié aux riches et aux patrons depuis 1999, la dette publique serait inférieure de 20 points du PIB ! Entre 2000 et 2009, le budget de l'Etat a perdu entre 101,2 et 119,3 milliards d'euros de recettes fiscales (6,2% du PIB) au titre des baisses d'impôts. Les baisses d'impôts, estimées par Gilles Carrez à 77,7 milliards d'euros ont profité aux foyers fiscaux les plus riches.
Des profiteurs du système Sarkozy à taxer ? En voilà ::
|  |
| Organisons le front du refus
Il appartient au comité confédéral de la CGT, qui se réunit les 8 et 9 novembre, de contribuer, par ses propositions, à construire le front du refus de cette charhe contre la protection sociale. Il appartient au congrès de la Filpac CGT, du 14 au 17 novembre 2011, à apporter sa pierre à l'édifice de cette construction. En tout état de cause, le gouvernement n'attend pas l'élection présidentielle pour frapper de son austérité la majorité afin de protéger la minorité, celle de Neuilly, des banques et des spéculateurs. N'attendons pas non plus : que la mobilisation sociale interrompe l'escalade. Ce n'est pas au peuple de payer la facture de leur crise ! |
|   | 7 Jours Filpac CGTn°171 – vendredi 28 octobre 2011 |
|  Sarkozy se sacre roi de l'austérité… |  | Organisons la résistance et la riposte !
Peu nous importe qui nous parlait jeudi, le président étrillé par le leadership d'Angela Merkel sur l'Europe ou le candidat empêtré par le rejet dans l'opinion de sa personne… En fait son exercice consistait à s'adresser, par-dessus les téléspectateurs, aux agences de notation, aux banquiers et aux grands industriels pour les assurer de sa loyauté. Et cet exercice est solitaire parce qu'il passe depuis fort longtemps par-dessus la représentation nationale, le Parlement. Même Merkel prend l'avis préalable du Bundestag… Lui, c'est l'homme du système économique en crise, la démocratie n'est qu'un décor désuet que les marchés méprisent. Son seul but : accentuer, aggraver, alourdir une politique d'austérité qui doit s'inscrire dans la durée. L'évidence apparaît : cet homme ne vit pas sur la même planète que nous. Lui, il évolue ailleurs, dans les hautes sphères financières et patronales, qu'il sert avec zèle.
Vive le chômage !
Pour preuve de l'incommunicabilité de son discours, une heure et demie d'antenne sans dire un mot sur le chômage. Et les faire-valoir qui accompagnaient son morne propos ne l'ont pas poussé sur le sujet. Ils n'étaient pas là pour ça. Plus de 4 millions de chômeurs recensés ? Des licenciements qui tombent chaque jour en rangs serrés ? La précarité qui devient la norme ? la pauvreté et la peur d'y basculer ? Voilà les questions majeures qui empoisonnent la vie de tous, et détruit tout court la vie de beaucoup, mais qui n'ont pas été traitées ne serait-ce qu'une seconde par l'orateur, imbu de sa personne. Son silence sur le chômage illustre à sa volonté de lui assurer une longue vie. Car la faute, figurez-vous, revient aux… 35 heures : « L'affaire des 35 heures a été payée par les ouvriers. Y a eu (sic) des délocalisations, une pression sur les salaires. » C'est cette « affaire » qui est pour lui à l'origine de la « rupture de compétitivité de l'économie française… », d'autant qu'au même moment, le capitalisme allemand, paré de toutes les vertus faisait l'inverse. Et puis, « nous avons trop de fonctionnaires. » « Quand j'ai décidé qu'on ne remplacerait plus qu'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, nous avons supprimé 150 000 postes de fonctionnaires. Il faut continuer. » Même le roi disait « nous voulons… Lui affirme : je veux détruire des emplois. Vive la crise ! La Grèce ? L'Union des capitalistes européens ne veut pas la secourir. L'Union vole au secours des banques, et des banquiers qui ont spéculé sur la dette de la Grèce et qui en détiennent des quantités astronomiques. C 'est si vrai que l'homme du Titanic économique a regretté l'entrée de la Grèce dans l'euro, chasse aux voix du Front national oblige. Le président de cette Union-là en conclut que l'argent alloué au soutien des banquiers doit être prélevé sur le peuple. Donc, rien de plus urgent pour lui de continuer la destruction du système de protection sociale. « Je dis aux Français : si vous voulez garder votre modèle social (…), il faut accepter de prendre les mesures courageuses nécessaires. » Comment ? Mais en continuant les basses œuvres de Fillon, contre les retraites. Joignant le geste à la parole, il encourage au report de l'augmentation des allocations familiales au 1er avril, pousse à la baisse des prestations sociales pour arrêt maladie, et accentue la guerre contre les mutuelles sociales. Donc, la logique consiste à accompagner la crise financière et industrielle par la présentation de la facture au système de protection sociale, en plus de l'emploi et des salaires directs. Comme rien n'a été fait ni en France ni dans l'Union européenne contre les spéculateurs, le slogan de l'homme de l'Elysée est bien « vive la crise ». Tout juste a-t-il grondé sévèrement les banquiers, très certainement terrorisés par tant de hargne à leur égard. Vive l'austérité ! La dramatisation de la crise n'a d'autre justification que la faire supporter à celles et ceux qui n'en sont pas responsables pour mieux épargner les véritables responsables. Au fond, c'est une amnistie générale à l'égard des spéculateurs qui a été émise hier, avec un encouragement à continuer. Lui s'occupe du reste. Et le reste, c'est une nouvelle vague de mesures annoncées pour l'après G 20, pour bien montrer que pays riches et pays dits émergents sont bien d'accord qu'il n'y a pas d'autre alternative : There Is No alternative (TINA). Lui ne veut pas « céder face à la rue ». Lui veut « travailler la main dans la main avec les Allemands ». Ce qui se traduit en français par resserrer les liens entre capital allemand et capital français. C'est-à-dire étendre à toute l'Europe la casse sociale obtenue contre les travailleurs allemands par Angela Merkel.
Et ce programme n'est pas celui du printemps 2012, où se tiendra l'élection présidentielle, mais le programme d'aujourd'hui, de l'automne 2011. Dans 10 jours. Ces 10 jours vont être passés à la moulinette d'un matraquage médiatique. Il assénera à chaque minute d'antenne combien il est juste et bon que les Français, qui vivent au dessus de leurs moyens, doivent s'attendre à payer la crise des banquiers. Restons debout et marchons sur deux jambes. L'austérité au menu et les attaques quotidiennes dans les entreprises amènent le syndicalisme à tenir sur deux jambes : Contribuer à construire le front du refus à l'austérité et promouvoir une politique de justice sociale. Résister et riposter aux destructions d'emplois, de journaux et d'usines, défendre pied à pied la protection sociale et les salaires. L'entrée officielle du pays dans une longue phase de crise, et sans doute de récession (la baisse de la croissance l'atteste) oblige à tenir les deux fronts, celui relevant de la vie sociale quotidienne et celui consistant à opposer à cette politique inhumaine un programme social et économique alternatif. Le congrès des syndicats de la Filpac CGT tombe à point nommé pour adopter l'orientation et les mesures d'organisation pour répondre à cette situation-là, qui requiert un engagement syndical indispensable. Eh bien, pour cette raison fondamentale, faisons de notre congrès un moment privilégié d'organisation de la riposte ! |
|  Réunion du 23 mars dernier | Une réunion qui ne sert strictement à rien, aucun document préparé par la Direction...cela n'a servi qu'à lire un courrier récapitulant des éléments déjà vus .
RIEN RIEN RIEN RIEN RIEN RIEN RIEN RIEN RIEN
Malgré les différentes réunions CE , ou soit disant on allait se soumettre à l'avis de "l'expert" car c'était un problème d'expert....et bien en fait, l'expert n'ayant pas dit ce qu'il fallait, il faut maintenant un papier officiel ! Parce que comme tout le monde le sait , la lettre de l'inspection du travail, n'a rien d'OFFICIELLE. Votre syndicat a donc décider de mandater une autre sorte d'expert....Un avocat Dommage qu'il faille aller jusque là, mais nous n'avons rien à perdre et tout à gagner, et nous n'en dirons pas autant de nos directions, car bien évidement, il s'agit d'une défense qui s'appliquera à tout le groupe. Pour tout dire, l'avocat est très content : "bon dossier" a-t-il dit.
A SUIVRE..... |
| | |  | | Pour la rémunération du Jeudi de nuit (neige) | : | Pour des raisons de sécurité, la direction a demandé aux salariés de rester chez eux . Donc pour la nuit du Jeudi soir le personnel posera une journée de repos , heures à récupérer etc... NB assure que la prime d'assiduité ne sera pas perdue suite aux intempéries . | | Cylindres | : | NB est 100% d'accord pour réaliser les travaux qu'il reste à faire sur les cylindres au FLEXOTOR . Cela-dit , il demandera à MH d'estimer le coût complet avec le temps passé , aussi bien en interne qu'en externe . Après comparaison de ces coûts , si effectivement il n'y a pas de gros écart , la réalisation de ces travaux seront fait en sous traitance . | | | | La direction nous rappelle qu'une note a été déposée le 7.10.2010 pour la dépose des dates de demande de vacances. Le sujet fâche et n'est pas facile à gérer. La présence de CL à cette réunion était nécessaire à fin de trouver des solutions . Ce dernier voudrait que les gens anticipent sur leurs demandes de congés , pour donner des réponses assez rapidement. | | | | Les salariés qui n'auraient pas encore communiqué leurs coordonnées téléphoniques , sont priés de les mettre à jour auprès du service du personnel , afin que CL puisse les prévenir s'il ne suivait pas leur cycle normal ( après leur retour de vacances même hors périodes vacances scolaires ) . | | | | Pour la période d'été , Mr BOUTIN dit que celle-ci démarrera la semaine 25 jusqu'à la semaine 36 . Sachant que la semaine 25 démarre le 20 Juin et que c'est une prérogative du comité d'entreprise , les délégués du personnel ne se sont pas prononcés . | | | | Pour la gestion des soldes de CP2 pris sur MAI ( sans possibilité de ponts en 2011 ) , la direction ne demande pas d'effort particulier . | | Compte rendu | : | le compte rendu de Septembre est fait , ceux d'Octobre et de Novembre seront donnés avant la fin de l'année ( va essayer !! ) . | | DIVERS | : | Nombre d'heures à poser pour le personnel FLEXOTOR, SB ira se renseigner | | Horaires période de noël | : | Une note sera faite. |
|
|  | | Présentation des comptes de la mutuelle | : | la cotisation va augmenter à partir de janvier, l'augmentation sera prise en charge à hauteur de 50% par le salarié et de 50% pour la Direction. Il faut que le salarié se rende compte du coût des dépenses de santé selon la Direction. Il est vrai qu'on ne se rend pas compte du tout que tout augmente... alors pourquoi ne pas augmenter aussi la mutuelle, histoire d'enfoncé le clou ??? | | Compte rendu de la réunion de Novembre | : | validé | | Questions Diverses | : | Le règlement intérieur du comité d'entreprise n'est toujours pas signé par la Direction, mais..... ça va être fait très vite. | | La prime d'ancienneté | : | toujours pas de dossier comme on nous l'avait promis, mais ça va être fait, très vite aussi. Nous en reparlerons à la prochaine réunion le 21/01/2011. | | | | | | | | | | | | |
|
| |  On croit rêver, un patron essaye de faire un tract anti grève. Ou va le monde pas pauvre Lucette ! | | Au fait c'est à GODARD que ça se passe! Etonnant NON ? |
| | mercredi 15 septembre 2010
C'est une première, notre patron nous en-courage à aller manifester pour nos retraites, il faut l'écouter ! (pour cette fois-ci…)
En tout cas, s'il pensait « calmer le jeu » avec son « tract », ce n'est pas une réussite d'après ce que j'ai entendu dans les ateliers. Vous êtes plutôt révoltés, et beaucoup d'entre vous promettent de faire 4 heures au lieu des 2 ou 3 heures du 7 Septembre.
Il parle d'un « même refrain : ces débrayages ne sont pas orienté contre l'entreprise ». Au risque de choquer ce monsieur, ils sont même aussi pour défendre l'entreprise et ses salariés. Tout le monde, ici, sait que rares sont les salariés qui partent à la retraite à 60 ans chez Otor Godard dans les ateliers, d'ailleurs, ce sont bien les ateliers qui débrayent… (Les autres en profiteront aussi, comme toujours…) Même le médecin du travail a dit un jour en CHSCT que les salariés encore au travail, ici, après 55 ans, sont des surhommes…
Que se passera-t-il avec la retraite à 62 ans voire plus si cette loi arrive à passer ? Nous avons de la chance dans le Groupe Otor que la CGT a négocié une prévoyance invalidité, ce n'est pas la chance de toutes les entreprises… Les salariés en invalidité, rémunérés par cette prévoyance, devront attendre 2 ans de plus pour avoir leurs droits à la retraite. Ce seront alors les salariés et l'entreprise qui paieront les cotisations pour équilibrer les comptes !
Il dit « personne ne recense les mouvements de grève… », c'est faux, renseignement pris aujourd'hui auprès des renseignements géné-raux, les mouvements de grève sont bien recensés aussi dans le privé. Et puis notre patron peut aussi faire un mot à Sarkozy, il n'y a même pas de timbre à mettre, au moins, il sera sûr d'être entendu…
Il semblerait que notre patron remette en cause le droit de grève des salariés qui défendent leur avenir et celui de leurs enfants, de quel droit ? Il faudrait même peut-être aller plus loin si nous voulons faire plier ce gouvernement plus proche d'une dictature que d'une démocratie, plus actif à défendre les profits de quelques-uns que d'œuvrer au bien-être de la société. Notre pays, un des plus riche de la planète devrait avoir honte de l'état de la population hormis quelques privilégiés.
Votre Délégué Syndical CGT Otor Godard |
| | | |
|  | |  | | Déclaration universelle des droits de l'homme - Article 19 |  | | Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. |
| |  | |  |
|